SOS Territoire

Logo de SOS Territoire: Dessins en blanc sur arrière-plan noir. Un SOS sur des vagues avec la prolongation de la base du premier S vers sa gauche formant une butte d’où jaillissent deux arbres conifères, un plus petit à gauche et un plus grand à droite. Sous l’eau il est écrit “Territoire”. Les deux S de SOS sont plus hauts que le O qui est parfaitement rond. SOS Territoire est un comité du GRIP-UQAM et un groupe de recherche et d’action pour la protection du territoire dans une perspective d'écologie sociale en visant un rapprochement entre les Autochtones et les non-autochtones (Allochtones).

Toile peinte par l’artiste atikamekw Jacques Newashish lors de Mitshetuteuat II pour l’Alliance Mamo. Chi Miigwetch Monsieur Newashish ! La peinture montre trois longues perches en noir attachées ensemble dont la plus haute au centre se termine par un drapeau rouge avec un cercle séparé en quatre couleurs, dans le sens horaire à partir du coin bas droit : rouge, noir, blanc jaune. Derrière les perches il y a trois bandes, une grande bande jaune en haut, puis une bande bleue marqué de traits diagonaux blancs et noirs, puis une mince bande jaune tout en bas avec des silhouettes en noir tout d’abord humaines, soit une petite personne, puis une minuscule personne qui tient la main d’une personne portant une jupe, une autre personne sans jupe, puis deux silhouettes d’animaux se dirigeant vers les personnes, soit un petit mammifère en longueur et plus loin un plus gros quadrupède avec une flèche vers la droite, suivi d’un oiseau plus haut, puis d’une branche avec deux feuilles opposées et une feuille terminale et enfin un cercle entourant un w avec quatre traits s’éloignant. Un demi-cercle bleu ciel traverse le centre de la toile sous les perches en s’ouvrant vers le haut Une bande bleue sous la toile est couverte d’un motif noir à demi-cercle ouvert vers le bas avec un point au centre. L'Alliance Mamo (Mamo veut dire « ensemble » en atikamekw nehiromowin) est un projet porté par SOS Territoire. L'Alliance Mamo se veut un réseau d’action et de communication entre Autochtones et Allochtones pour la défense de la biodiversité et contre le colonialisme. La toile ci-contre a été réalisée par l’artiste atikamekw Jacques Newashish lors de Mitshetuteuat II pour l’Alliance Mamo. Megwetch Monsieur Newashish !

Le territoire en péril est considéré sous ses diverses formes - forêts, rivières et lacs, sous-sol, terres cultivables, environnement rural ou urbain - incluant ses habitant·es : animales/animaux, humain·es et végétaux/végétales. Les communautés des Premiers Peuples sont des témoins privilégié·es de l’état des territoires soi-disant « non habités ». Souvent les premières victimes humaines de la destruction de ces écosystèmes auxquels leur identité traditionnelle est inextricablement liée, les Autochtones sont des allié·es essentiel·les de l'écologie sociale afin de se diriger vers une société écologique et conviviale.

Au sein du GRIP-UQAM, et lorsque possible en partenariat avec d'autres comités tels Anarchives et le PASC ou encore le Cercle des Premières Nations de l'UQAM (CPNUQAM), le comité SOS Territoire travaille sur l'aspect anticolonial de l'écologie sociale, notamment à travers le support matériel (nourriture, transport, audiovisuel) et organisationnel (traduction, partage des connaissances, mise en contact entre écologistes Autochtones et Allochtones) en collaboration avec les Autochtones écologistes, ainsi qu'en partageant et en diffusant les recherches et l'information anticoloniales et écologistes par des ateliers et des conférences.

À l'initiative de SOS Territoire, le GRIP-UQAM alloue une partie de son budget pour financer les initiatives autochtones à travers le cercle Aiatshitau Mamu (Luttons Ensemble) qui s’engage à encourager les projets menés surtout par des autochtones pour la protection des terres sacrés de l’Île de la Tortue et des projets de décolonisation / justice sociale / libération juridique pour les Premiers Peuples. Le montant amassé sera distribué à différents projets par les membres (exclusivement autochtones) du cercle.

SOS Territoire et le CPNUQAM ont des missions complémentaires et distinctes. Alors que le CPNUQAM soutien l'intégration et le cheminement des étudiant·es autochtones à la vie universitaire en milieu urbain, promouvoit et diffuse les cultures autochtones et les réalités que vivent les Premiers Peuples et établit des liens d'amitié et de coopération entre les Autochtones et les Allochtones, SOS Territoire éveille les étudiant·es de l'UQAM ainsi que la communauté uqamienne aux enjeux écologiques et anticoloniaux. Nous encourageons les alliances avec des autochtones, particulièrement autour des enjeux écologiques, et nous travaillons, sur demande des communautés autochtones, à fournir du soutien pratique et académique aux écologistes autochtones qui protègent leurs territoires ancestraux et aux Autochtones et Allochtones de la communauté uqamienne qui les appuient.

Afin de pouvoir travailler avec le CPNUQAM, SOS Territoire utilise leur méthode de fonctionnement par consensus. Notre plus grosse collaboration à ce jour avec le CPNUQAM sont les rencontres Mitshetuteuat I à la chaufferie de l'UQAM en avril 2014 et Mitshetuteuat II à Wemotaci en septembre 2015, d'où est née l'Alliance Mamo, projet que nous portons depuis cette rencontre.

SOS Territoire est membre des regroupements écologistes suivants : le Front commun pour une transition énergétique et le Réseau Québécois des Groupes Écologistes (RQGE). Nous travaillons fort pour y apporter une perspective anticoloniale.

Liens du comité SOS Territoire :

Liens pour Mitshetuteuat I :

Liens pour Mitshetuteuat II :