La petite histoire du financement du GRIP

Lorsque le GRIP est né, la première initiative fut de s’entendre avec des associations étudiantes pour la tenue d’un référendum pour une CANO.

Les étudiant.e.s consultés ont décidé à  88 % d’appuyer le GRIP, par une cotisation de 1,50 $ par session.

L’organisme a pu compter sur ce soutien jusqu’au retrait de l’ADEESE en 1996 et à  la dissolution de l’AGEsshalcUQAM (qui regroupait alors l’AFEA, l’AFELC, l’AFESPED et l’AFESH) en 2001.

L’année 2002 a été difficile. Un document de l’époque le résume :

« Nous avons dû, depuis janvier dernier, mettre de côté bon nombre d’outils et d’activités qui étaient récurrents à  chaque année : le projet de recherche communautaire, notre bulletin d’information, la permanence assurée par la coordonnatrice au local ainsi que des appuis que nous avons dû refuser à  des projets étudiants. Les abonnements et adhésions à  plusieurs regroupements ont dû être annulés, privant ainsi notre groupe de l’accès direct à  l’information sur des enjeux que nous abordons et de réseaux auxquels nous avons longtemps participé.(…) ».

(extrait de La situation du GRIP-UQAM en date du 23 septembre 2002)

À l’Assemblée générale cette année-là , on ignorait si le GRIP allait survivre une autre année, alors que les nouvelles associations étaient toujours à  l’étape de se mettre sur pied et que, par conséquent, le financement du GRIP ne trouvait pas sa place à  leur ordre du jour.

De 2002 à  2010 sans relâche

De nombreuses démarches ont été entreprises depuis 2002 pour obtenir à  nouveau un financement étudiant stable.

D’abord financés seulement par projets, ces fonds nous ont permis de poursuivre, jusqu’à  ce qu’un soutien minimal à  la mission de base de l’organisme soit accordé par quelques associations.

Des subventions externes, par des programmes de soutien à  l’emploi étudiant ou d’appui à  l’action environnementale, ainsi que le programme de subvention du Service à  la vie étudiante (SVE) nous aident à  subsister.

Certains de nos comités arrivent à  s’autofinancer et se développer, mais au nombre de projets que porte le GRIP et pour le travail de coordination que cela implique, c’est nettement inadéquat…

En 2005, nous avons tenté d’être reconnus comme groupe d’envergure. Toutefois, il y avait alors une critique de la part des associations étudiantes des nouvelles modalités par lesquelles certains groupes avaient obtenu une CANO, sans consultation suffisante de la communauté uqamienne (en ce moment la démarche est différente, entre autres du fait que les associations facultaires peuvent choisir comment leurs membres seront consultés).

Par ailleurs, la mission du GRIP était plus englobante et par conséquent difficile à  reconnaître de la part des Services à  la vie étudiante, qui veulent s’assurer que les groupes étudiants aient des missions précises et complémentaires. Nous avons donc précisé notre mission, autour de l’implication étudiante en écologie sociale.

En 2006 nous avions entrepris les démarches pour une nouvelle entente inter-associative pour un fonds qui financerait les initiatives en écologie sociale à  l’UQAM. Après de nombreuses étapes de réflexion et une assemblée générale où nous avons adopté des modifications à  nos statuts et règlements pour permettre un tel projet, c’est encore une fois à  la complexité des calendriers chargés de plusieurs associations facultaires que nous avons été confrontés. Certaines assemblées nous ont appuyé, mais les priorités des associations n’ont pas permis que le débat soit amené à  temps dans les assemblées générales de toutes les facultés.

L’avenir maintenant…

Enfin reconnus « groupe d’envergure » au printemps dernier, nous avons eu l’appui de la grande majorité des associations facultaires, des syndicats de l’UQAM et de facultés. Ainsi, après 10 ans de travail, on parvient à  ramener le débat pour la CANO en assemblées, ces mois-ci. Prenons le temps d’en discuter…